Plus de 150 personnes interpellées en marge du défilé du 14-Juillet à Paris



Les figures du mouvement des « gilets jaunes » Jérôme Rodrigues et Maxime Nicolle ont été placées en garde à vue dimanche pour « organisation d’une manifestation illicite ».

Au total, 152 personnes ont été interpellées, dimanche 14 juillet, par les forces de l’ordre en marge du défilé militaire à Paris, où des « gilets jaunes » avaient appelé à manifester, a annoncé en début d’après-midi la préfecture de police de Paris.

Les infractions relevées par les forces de l’ordre sont liées dans la majeure partie à des cas d’« organisation de manifestation non déclarée », de « violences sur personnes dépositaires de l’ordre public » ou encore à des « dégradations de biens publics » ou « port d’arme prohibé », a détaillé la préfecture.

Dans l’après-midi, des dizaines de « gilets jaunes » manifestaient toujours sur les Champs-Elysées dans un face à face tendu avec les forces. Les manifestants, qui ne portaient par leur chasuble fluo, occupaient le haut de l’avenue ouverte au public après le défilé. Ils ont mis à terre au milieu de la chaussée les nombreuses barrières métalliques qui avaient été utilisées pour limiter les déplacements des spectateurs pour le défilé militaire. Des poubelles ont également été incendiées.

Les forces de l’ordre ont effectué à plusieurs reprises des tirs de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants, dont certains avaient le visage dissimulé sous un foulard, un masque ou une capuche.

Emmanuel Macron sifflé

Dans la matinée, deux figures du mouvement des « gilets jaunes », Jérôme Rodrigues et Maxime Nicolle, ont été placées en garde à vue pour « organisation d’une manifestation illicite ». Selon leurs avocats, ils ont été relâchés depuis.

Eric Drouet, une autre tête d’affiche de ce mouvement, a lui aussi été interpellé dans la matinée mais la décision sur son éventuel placement en garde à vue n’avait pas encore été prise en milieu de journée, a précisé une source proche du dossier.

Interrogé par l’AFP sur ces arrestations, Me Arié Alimi, l’avocat de Jérôme Rodrigues, a estimé qu’il s’agissait « manifestement d’interpellations d’opposants politiques ». Dimanche, quelques dizaines d’entre eux ont sifflé le président Emmanuel Macron alors qu’il descendait l’avenue des Champs-Elysées à bord d’un véhicule de commandement, avant le traditionnel défilé.

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