La justice a ouvert la voie à cette possibilité vendredi dernier.

Le médecin de l’hôpital de Reims (Marne), qui supervise les soins de Vincent Lambert, annonce ce mardi un nouvel arrêt des traitements, dès ce jour. Cet infirmier de 42 ans est tétraplégique et en état végétatif depuis un accident de la route dont il a été victime en 2008.

«Le cours de la procédure d’arrêt des traitements», à laquelle la Cour de cassation a ouvert la voie vendredi, «sera poursuivi à partir de ce jour», a déclaré par courriel le docteur Vincent Sanchez à chacun des membres de la famille de Vincent Lambert. Le médecin en appelle «à la responsabilité de chacun» afin que «l’accompagnement de Monsieur Vincent Lambert soit le plus paisible, intime et personnel possible».

Le symbole de la fin de vie en France

Vendredi, la Cour de cassation a cassé la décision de la cour d’appel de Paris qui, le 20 mai, lors d’un énième coup de théâtre dans cette affaire devenue le symbole de la fin de vie en France, a ordonné la reprise des traitements, interrompue le jour même.

La mère de Vincent Lambert, Viviane Lambert, a lancé lundi un appel à l’ONU (Organisation des Nations unies). Dans un «appel au secours», elle a déclaré : «sans votre intervention, mon fils Vincent Lambert sera euthanasié par un médecin en raison de son handicap cérébral». Ses avocats ont annoncé dès vendredi qu’ils porteraient plainte pour «meurtre avec préméditation» contre le médecin qui ordonnerait un arrêt des traitements.

«J’espère que ce sera l’épilogue», a déclaré Marie-Geneviève Lambert, soeur de Vincent et favorable à l’arrêt des traitements. «Je suis rassurée que le médecin n’ait pas craqué et ne se soit pas senti menacé par les promesses de procès», a-t-elle déclaré en redoutant toutefois que le processus ne se fasse «pas dans la plus grande sérénité».

Avant celle de mai, l’hôpital de Reims a déjà lancé puis stoppé deux procédures d’arrêt des traitements, l’une portée par le docteur Eric Kariger en 2013, l’autre par son successeur, le docteur Daniéla Simon en 2015. L’interruption actuelle des traitements, conformément à une décision médicale signée par le Dr Sanchez en avril 2018, a été validée par le Conseil d’Etat fin avril. Le recours des parents devant la Cour européenne des droits de l’Homme a échoué.

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