Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse a esquissé mercredi le déroulé du service national universel, qui doit s’articuler en deux parties, l’une en communauté, l’autre d’intérêt général, et qui concernera à terme 800.000 jeunes.

La promesse de campagne d’Emmanuel Macron prend forme. Gabriel Attal, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse, a tracé mercredi les grandes lignes du service national universel voulu par le chef de l’Etat. Dès juin, une phase test va s’ouvrir dans 13 départements pilotes. Elle concernera 3.000 jeunes volontaires de 16 ans, soit 200 par département test, qui seront “pistés” par les préfets avec pour objectif de privilégier la mixité sociale. Les premiers seront recrutés au mois de mars pour un test durant la deuxième quinzaine de juin.

Levés à l’aube, et habillés en uniforme, ces jeunes commenceront la journée par le salut au drapeau et le chant de l’hymne national. Des premiers gestes définis comme un moment de communion républicaine, l’un des leitmotiv de ce service national universel.

Favoriser la mixité sociale. Hébergés dans des structures du département – internats, centres de formation ou dans des bâtiments de l’armée -, ces jeunes seront regroupés par groupe de dix, en maisonnée, avec si possible le plus de mixité sociale. Jeunes scolarisés, décrocheurs, ou encore apprentis… seront encadrés par des éducateurs et des militaires. Ils les formeront aux premiers secours, aux valeurs de la République, à la protection de l’environnement ou encore aux comportements à adopter en cas d’attentat.

Apprendre à devenir “citoyen-acteur”. De son côté, le ministre de l’Education nationale veut que l’accent soit mis sur une pédagogie “active”, selon ces mots, c’est-à-dire qui privilégie l’action plutôt que la théorie. Par exemple, en proposant des jeux de rôle, des parcours en forêt ou des courses d’orientation. À travers ces différentes activités les jeunes doivent apprendre à être “citoyens-acteurs”. Egalement au programme : un bilan de santé et les traditionnels tests de Français. Et tout cela, conclu par une cérémonie républicaine en présence du préfet.

Un second temps en juillet 2019. La seconde phase de ce service national universel, celle de la mission d’intérêt général, s’effectuera entre juillet 2019 et juin 2020. Il s’agira de 15 jours consécutifs, ou disséminés tout au long de l’année au sein d’une association, ou d’une collectivité locale. À terme, 800.000 jeunes feront leur service national universel, qui sera obligatoire au plus tard dans six ans.

Source europe1.fr – lire la suite de l’article

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