Les dons destinés à financer la reconstruction de Notre-Dame, arrivés en masse, excèdent largement la somme requise pour mener les travaux.

La France et les Français sont pleins de ressources. Le milliard d’euros de dons parvenu pour financer la réfection de Notre-Dame de Paris, en proie aux flammes lundi 15 avril, en est la preuve. Un élan de solidarité qui, gonflé par certaines grandes fortunes de France, est allé bien au-delà des espérances de ceux qui souhaitent voir la cathédrale retrouver de sa superbe. Ainsi, alors que les coûts de reconstruction devraient avoisiner les 500 millions d’euros, 500 autres restent à investir, souligne Le Point. Comment seront-ils utilisés ?

« C’est très confortable »

Le chiffre reste pour l’instant approximatif. Seule une expertise détaillée, qui devrait prendre des mois, permettra de véritablement évaluer le coût des réparations. Et si l’on se fie aux travaux dans d’autres grands monuments effectués ces dernières années, il y a de quoi être optimiste. Par exemple, la réparation du château de Windsor, en 1997, au Royaume-Uni, avait coûté 45 millions d’euros, quand l’église Notre-Dame de Dresde, en Allemagne, détruite lors des bombardements en 1945 puis réédifiée à l’identique en 1994, avait nécessité 200 millions d’euros, précise l’hebdomadaire.

En ce qui concerne Notre-Dame, selon Pascal Asselin, expert en bâtiments historiques et à la tête de l’Union nationale des économistes de la construction (Untec), interrogé par Le Point, « il faut compter 20 à 30 millions pour les mesures conservatoires, 15 millions sur cinq ans pour la couverture-parapluie de l’édifice, environ 100 millions pour la toiture et charpente – et encore, c’est très confortable », soit 145 millions auxquels viennent s’ajouter les 150 millions qui étaient déjà alloués à la rénovation de la cathédrale avant l’incendie. Le total s’élèverait alors à 300 millions d’euros. L’édification d’une nouvelle flèche, la consolidation et la rénovation de l’édifice, pourrait faire monter le coût à 600 millions d’euros, « mais certainement pas un milliard », précise Pascal Asselin.

« Il est peut-être là le miracle… »

Alors, où iront les centaines de millions d’euros restants ? Logiquement, c’est le patrimoine monumental français qui, de plus en plus vétuste, devrait en profiter. « L’État accorde 326 millions d’euros par an pour l’entretien et la restauration de notre patrimoine monumental, ce qui est largement insuffisant », rappelle Rémi Desalbres, président de l’association des Architectes du patrimoine, contacté par Le Point. Cet argent pourrait selon lui « relancer des métiers d’art et des savoir-faire inestimables », que les Français et touristes pourraient ainsi redécouvrir le long d’un « parcours autour du chantier de la cathédrale », en regardant les artisans travailler.

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