Covid-19 : pourquoi l’Inde devient le deuxième pays le plus touché au monde

160 000 nouveaux cas de coronavirus par jour, 13,6 millions depuis le début de l’épidémie… Les chiffres sont à l’image de ce sous-continent : démesurés, gigantesques. Le virus se propage à une vitesse jamais observée depuis le début de la crise : en une semaine les cas ont progressé de 70%. Sur les graphiques, la courbe monte brutalement à la verticale.

Après un confinement de plusieurs mois extrêmement strict l’an dernier, l’Inde pensait avoir laissé l’épidémie derrière elle. Aujourd’hui, ses gigantesques mégalopoles renouent avec les restrictions et couvre-feu. À Bombay ou New Delhi, les services de réanimation des hôpitaux sont débordés – par des patients de plus en plus jeunes.

Trop de rassemblements

Très vite, trop vite, les Indiens ont oublié la distanciation sociale, les rassemblements ont de nouveau été autorisés. En ce moment c’est le grand pèlerinage hindou de la Kumbh Mela, l’un des plus importants au monde. Lundi 12 avril, pour le rite de l’immersion dans la ville sacrée d’Haridwar, au pied de l’Himalaya, des centaines de milliers de personnes se sont bousculées pour plonger ensemble dans le Gange.

Rassemblements politiques aussi : tout le mois d’avril des élections régionales se tiennent dans le Bengale-Occidental et les meetings continuent avec des milliers de militants qui s’agglutinent – sans masque évidemment.

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