L’hécatombe des radars automatiques touche aussi les « invincibles » radars tourelles

LE MEDIA POUR TOUS / Vincent Lapierre

Les radars sont par nature un des points de cristallisation de la colère populaire : considérés comme étant piégeurs, placés pour être des « pompes à fric » plutôt que pour sécuriser les routes, gérés désormais par des sociétés privées et distribuant à la volée des amendes élevées, ils sont régulièrement la cible d’actions citoyennes à travers toute la France (masquage à la peinture, recouvrement ou destruction). Les nouveaux radars tourelles – qui culminent à environ 4 mètres de hauteur – devaient enrayer ce problème. Mais c’est raté.

Capable de traquer jusqu’à 32 véhicules simultanément sur une portée de plus de 200 mètres, de vérifier si vous avez mis votre ceinture de sécurité ou si votre véhicule est assuré, le nouveau radar « Mesta fusion  » installé progressivement sur les routes de France (il devrait y en avoir 1200 en 2020), n’est pas si imprenable qu’il en a l’air, révèle le Parisien. À peine déployés, déjà « des dizaines » de radars tourelles ont été détruits (pour environ 70 radars installés), comme par exemple le radar placé au bord de la départementale 51 à Mèze (Hérault) et qui a été détruit à coup de fusil de chasse, laissant apparaître un trou béant à la place du capteur. Certains contestataires n’y vont pas avec le dos de la cuillère ! Rappelons que depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes, plus de 2100 radars ont été détruits (soit deux radars sur trois) pour un coût global estimé à 60 millions d’euros, auxquels s’ajoutent 300 millions d’euros de manque à gagner sur les PV (pour l’État et les entreprises sous-traitantes). Autant d’argent qui restera donc dans la poche des contribuables.

Les «invincibles» radars tourelles déjà vandalisés

Rappelons également que détruire un radar est interdit par la loi et puni, si on vous retrouve (les nouveaux radars sont tous accompagnés d’un système de surveillance vidéo que les vandales doivent neutraliser préalablement), de 100 000 euros d’amende et de 5 ans d’emprisonnement, au maximum. Le Parisien rappelle que des Gilets Jaunes qui s’en étaient pris à un radar en Moselle ont écopés de 4 mois de prison avec sursis et leurs deux véhicules ont été saisis pour couvrir les frais de réparation. Pas de quoi dissuader les contestataires, puisqu’une hausse des dégradations des radars fixes est même constatée. Va t-il falloir en arriver à la solution mexicaine ?

radar barbelés Mexique

Source : Le Média pour Tous

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