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Nous portons à la connaissance de notre public ce dossier réalisé par le site Les Crises et qui fait le point sur l’état des connaissances scientifiques concernant l’efficacité de la chloroquine (et ses dérivés) sur le Covid-19, et met en lumière les possibles failles et approximations dans la méthode employée par le professeur Raoult et son équipe, ainsi que dans leur communication. Il s’agit d’un article critique qu’il nous a semblé bon de partager dans un esprit de transparence, afin d’y voir plus clair sur les différentes positions en présence concernant la grave crise sanitaire que nous traversons.

La rédaction du Média pour Tous

Source : Les Crises


Les mensonges de Didier Raoult pour promouvoir la chloroquine et faire oublier le reste

 

AVERTISSEMENT : Cet article a pour objectif de dévoiler certaines manipulations du professeur Didier Raoult datant de mars 2020. Il ne présume donc en rien de l’efficacité de la Chloroquine, sujet indépendant de Didier Raoult, qui n’en n’est ni l’inventeur, ni le premier préconisateur. Des essais cliniques sont en cours et détermineront son efficacité ou son inefficacité. Mais n’oublions pas, également, les nombreuses autres pistes de traitement !

I. Présentation de la chloroquine

Pour dresser une présentation de la chloroquine, je me permets de vous restituer les principales informations que l’on trouve sur la page Wikipédia dédiée, très bien faite.

Ainsi, la chloroquine (ou chloroquinine) est un antipaludique qui a été synthétisé dans les années 1930 et qui est depuis commercialisé sous forme de sels (sulfate ou phosphate). Avec la quinine, dont elle est un substitut synthétique, et l’hydroxychloroquine, une molécule qui lui est proche, elle est le traitement qui a été le plus employé contre le paludisme, en préventif comme en curatif. Elle est aussi très utilisée contre des maladies auto-immunes telles que le lupus et des maladies rhumatoïdes telles que la polyarthrite rhumatoïde, en raison de ses propriétés anti-inflammatoires et immunomodulatrices.

Ses effets secondaires sont le plus souvent légers et transitoires, mais ils peuvent être graves ; et la dose thérapeutique est proche du seuil de toxicité. Le surdosage induit notamment des troubles cardiovasculaires graves et potentiellement mortels, ce qui explique que l’autotraitement qui existait autrefois n’est plus recommandé. Les effets toxiques incluent des réactions neuromusculaires, auditives, gastro-intestinales, cérébrales, cutanées, oculaires, sanguines et cardiovasculaires. (exemples d’effets secondaires ici).

Ceci explique que durant une longue période, ce médicament n’a pas été mis sur le marché, car jugé trop toxique par l’industrie pharmaceutique. Sa toxicité aiguë et chronique est citée par des études médicales dès les années 1940. Ses effets nocifs, multi-organes, si ce n’est systémiques, ainsi que ceux de ses dérivés et spécialités commerciales (sous le nom de Nivaquine en France pour le sulfate, et Savarine pour le phosphate) ont été peu à peu précisés, dès les années 1950. Ils concernent notamment les usages autres qu’antipaludéens, souvent chroniques, et où les doses sont plus élevées. Tous les antipaludiques sont toxiques, mais la quinine et la chloroquinine sont la première cause (et la plus grave) d’empoisonnement parmi eux ; une seule surdose importante peut être mortelle. Elle est souvent utilisée pour des suicides, en particulier en Afrique et en France. Elle a aussi été utilisée comme abortif illégal, et pour couper l’héroïne utilisée comme drogue.

Ceci explique que dans le monde, la chloroquine est de plus en plus utilisée sous forme d’hydroxy-chloroquine (c’est d’elle dont on parle dans les discussions actuelles autour du Covid-19 – sous le nom de Plaquenil). Signalons pour conclure qu’en 2020, cette molécule n’est plus recommandée pour la prévention ou prise en charge du paludisme dans le Sahel par l’OMS, ni pour le « paludisme d’importation » ni en France par la société francophone d’infectiologie (2017), et ne figure plus pour cet usage dans la Base de données française des médicaments. Son usage comme antipaludéens a fortement décliné au profit notamment de l’artémisinine et de ses dérivés, d’autant que l’utilisation large dans les années 1950 en prophylaxie a entraîné l’apparition de résistance des plasmodiums à la chloroquine.

L’hydroxy-chloroquine est deux à trois fois moins toxique que la Chloroquine et mieux tolérée à dose élevée. (exemples d’effets secondaires ici ) Mais voici néanmoins les principaux du Plaquenil (source : Wikipedia) :

Lire la suite de l’article ici.

 

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ADRIANA
5 mois il y a

il faut bien mourir de quelque chose non!

Dominique Burdin
5 mois il y a

J’ai lu ce document mais je ne comprends pas comment on peut établir un parallèle entre des traitements potentiellement nocifs parce qu’utilisés SUR UNE LONGUE DUREE et le cas de l’hydroxychloroquine pour faire diminuer la charge virale du Covid-19, traitement administré durant UNE DIZAINE DE JOURS!