VIDÉO – Plongé depuis plusieurs semaines dans une grave crise gouvernementale, Charles Michel a été contraint de proposer sa démission mardi soir. À ce stade, le roi Philippe tient sa décision «en suspens».
Le pacte pour les migrations de l’Onu, qu’a soutenu la Commission européenne, a fait une victime parmi les Vingt-huit: Charles Michel. Au terme d’un bras de fer de plusieurs semaines et d’une après-midi au cours de laquelle il avait appelé à former une «coalition de bonne volonté», le premier ministre belge a fini par jeter l’éponge. «Mon appel n’a pas été entendu. Je prends donc la décision de présenter ma démission et mon intention est de me rendre chez le roi immédiatement», a déclaré Charles Michel depuis le Parlement.Plus tard, après une entrevue d’une petite heure avec le roi Philippe, celui-ci faisait diffuser un communiqué dans lequel il annonçait tenir «sa décision en suspens». À ce stade, la démission de Charles Michel n’est donc ni acceptée, ni refusée. Le roi Philippe, qui souhaite se donner le temps, consultera les chefs de partis à compter de ce mercredi matin. Il pourrait être tenté de maintenir Charles Michel à la tête d’un gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes. En effet, les prochaines élections législatives belges sont programmées pour le 26 mai 2019, dans cinq mois donc.

Une coalition très affaiblie

Si la Belgique traverse cette énième crise, c’est en raison des oppositions autour du pacte pour les migrations de l’Onu et du changement de pied des nationalistes flamands de la N-VA. Des oppositions qui ont donné lieu dimanche à une importante manifestation à Bruxelles à l’appel de l’extrême droite et à de violents débordements autour de la Commission européenne.

Membre de la coalition conduite par Charles Michel depuis 2014, la N-VA avait d’abord soutenu durant deux ans le pacte avant de demander en novembre au premier ministre de ne pas l’adopter. Les raisons de cette «volte-face»? Le recul enregistré par les nationalistes flamands lors des communales d’octobre au profit du Vlaams Belang -l’extrême droite flamande- et bien évidemment la perspective des élections de 2019 avec la nécessité pour le parti de revenir à ses fondamentaux. Charles Michel n’a pas cédé. D’où la démission des cinq ministres de la N-VA le 9 décembre, quelques heures avant le départ du premier ministre belge pour Marrakech.

En perdant cet allié, Charles Michel se retrouvait mécaniquement à la tête d’une coalition très affaiblie qui, outre son parti le Mouvement réformateur (MR), ne pouvait désormais s’appuyer que sur le CD&V de centre droit et Open VLD. Soit 52 des 150 députés à la Chambre. Ce qui, bien évidemment, ne fait pas une majorité.

Dans ce contexte, le budget 2019 avait peu de chance de passer. La N-VA avait posé ses conditions, refusées par le premier ministre belge. Les nationalistes flamands souhaitaient voir le gouvernement rouvrir des discussions constitutionnelles sur le pouvoir des communautés. Charles Michel a tenté de convaincre l’opposition qui avait fait bloc avec lui sur le pacte de l’Onu deux semaines plus tôt.

Source LeFigaro.fr – lire la suite de l’article

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