Le grand débat lancé par l’exécutif, “c’est du vent” dont le but est de “faire gagner quatre mois à (Emmanuel) Macron pour aller jusqu’aux élections européennes”, a estimé lundi la tête de liste du Rassemblement national à ce scrutin, Jordan Bardella.

Le président veut “se donner bonne conscience. Mais les Français ne sont pas dupes”, a ajouté sur BFMTV et RMC le jeune candidat, âgé de 23 ans, qui a été adoubé par son parti dimanche pour conduire la liste.

La lettre envoyée aux Français dimanche par le chef de l’Etat pour les inviter à participer à ce débat est “très (longue)” et Emmanuel Macron “est très déconnecté des réalités quotidiennes”, selon M. Bardella.

“Les revendications des gens on les connaît, les gens ils veulent un peu de dignité, un peu plus de démocratie, (…) la paix fiscale, (et) une baisse significative du niveau d’imposition (…). Les Français veulent qu’on mette fin à l’immigration massive aujourd’hui dans le pays. Et encore une fois M. Macron, il n’en tient pas compte”, a poursuivi la tête de liste.

A propos de la question posée par Emmanuel Macron de fixer éventuellement des quotas annuels d’immigration, le responsable du RN a estimé que “les Français ne veulent pas de quotas, les Français veulent qu’on mette fin à la politique migratoire”.

Avec l’espace Schengen, “nos frontières nationales aujourd’hui sont de véritables passoires, nous avons un système social qui est relativement attractif pour les personnes qui viennent de l’étranger, puisqu’on donne les soins de manière gratuite aux clandestins. Donc il faut aujourd’hui appliquer une politique dissuasive d’immigration”, a-t-il avancé.

“Pas un euro ne doit être dépensé pour accueillir des migrants tant qu’il y aura des Français qui auront du mal à se chauffer, (…) qui auront du mal à se soigner, qui auront du mal à boucler les fins de mois”, selon lui.

Sur franceinfo, David Rachline, le maire de Fréjus, plus grande ville tenue par le RN, a critiqué le cadrage du grand débat par le chef de l’Etat et a appelé l’Etat à “prendre ses responsabilités” en “l’organisant”.

“Les salles seront prêtées évidemment par les mairies, mais je ne crois pas qu’on ira vraiment bien au-delà”, a estimé l’ancien directeur de campagne de Marine Le Pen à la présidentielle, disant ne pas se voir, ni lui ni “à (son) avis la plupart de (ses) collègues”, “en animateur, en défenseur de la politique du gouvernement”.

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