Le président Sergio Mattarella pourrait toutefois opter pour la mise en place d’un gouvernement technique et renvoyer la perspective d’élections à février ou mars.

Matteo Salvini, l’homme fort du gouvernement italien et chef du parti d’extrême droite la Ligue, a réclamé, jeudi 8 août, l’organisation d’élections anticipées le plus « rapidement » possible, décrétant l’éclatement de la coalition au pouvoir. « Allons tout de suite au Parlement pour prendre acte qu’il n’y a plus de majorité (…) et restituons rapidement la parole aux électeurs », a-t-il exigé dans un communiqué, diffusé après une série de rencontres entre dirigeants politiques.

Cette déclaration intervient dans un contexte de grave crise au sein de la coalition au pouvoir constituée par le parti de Matteo Salvini et le Mouvement 5 étoiles (M5S), populiste. Lors du vote parlementaire de mercredi, le dernier avant la pause estivale, le parti antisystème de Luigi di Maio a voté contre le projet de ligne à grande vitesse entre Lyon et Turin, pourtant fermement soutenu par la Ligue.

L’opposition de droite et de gauche à la coalition populiste a appelé à une démission du chef du gouvernement Giuseppe Conte, estimant qu’il n’y avait plus de majorité au Parlement.

« Blocages et batailles quotidiennes »

Le très populaire Matteo Salvini, pointé du doigt comme instigateur de la crise, avait jusqu’à présent laissé planer le doute sur ses intentions. Mercredi soir, lors d’un meeting à la station balnéaire de Sabaudia, il avait lâché : « Quelque chose s’est brisé dans la majorité ces derniers mois. » Dans un communiqué publié mercredi, la Ligue affirmait qu’elle ne voulait « ni davantage de fauteuils ministériels, ni un remaniement du gouvernement ». « Inutile de continuer comme ça, entre les “non”, les reports, les blocages et les batailles quotidiennes. Chaque jour qui passe est une journée de perdue, pour nous la seule alternative à ce gouvernement est de redonner la parole aux Italiens », avec la convocation d’élections, a asséné la Ligue dans ce texte.

La presse italienne assurait pourtant jeudi matin que M. Salvini avait posé ses conditions pour rester au sein de l’alliance : le départ de trois ministres, dont celui de l’économie, Giovanni Tria – plutôt proche de la Ligue mais jugé par M. Salvini trop frileux à l’égard de Bruxelles –, un nouveau pacte avec le M5S incluant la « flat tax », un impôt sur le revenu unique, et une plus grande autonomie des régions.

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Jacques Abel
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Jacques Abel

On va voir si c’est vraiment un stratège politique ou s’il fonctionne aux sondages. Avec l’assouplissement de la légitime défense dans un pays où le crime et la délinquance moyenne étaient en recul, pour le moment, depuis mars il ne s’est rien passé de significatif par rapport à ça, mais à coup sûr, c’est un moyen pour la main invisible de lui faire faire une cascade dans l’opinion… on sait comment l’Europe peut être retors avec les têtes qu’elle ne veut pas, si le Président Matarella peut reporter les élections à février ou mars, d’ici là, tout peut aller très… Lire la suite »

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