6.000 policiers et gendarmes sont prévus dans la capitale


La mobilisation interprofessionnelle contre la réforme des retraites prévue ce matin fait visiblement trembler le gouvernement. Castaner prévoit un lourd dispositif afin de maintenir l’ordre.

Dès minuit, quatre unités se déployaient sur le secteurs des Champs-Elysées, afin de boucler la zone. Seize unités de la brigade de répression de l’action violente (BRAV), et quarante-quatre équipes « d’agents verbalisateurs » sont mobilisés afin de contenir les participants aux zones autorisées.


Le cortège partira à 14 heures Boulevard Denain, pour arriver place de la Nation. Le parcours prévu est classique et bien connu des forces de l’ordre. Il ne passera pas par la place d’Italie, « une des pires places parisiennes en matière de maintien de l’ordre, avec un centre commercial d’un côté, un commissariat et une mairie de l’autre.» affirme un spécialiste à l’hebdomadaire Marianne. La préfecture de police a demandé aux commerces situés sur le parcours de fermer leurs portes dès la fin de matinée.


Quatre camions de transports de personnes interpellées sont déjà prévus. La venue des black blocs est crainte et attendue. « La nouvelle doctrine du maintien de l’ordre [prévoie] d’interpeller et de réagir vite dès que des black blocs apparaissent, il va falloir faire preuve de discernement au milieu de manifestants pacifiques traditionnels » fait savoir un policier lors d’un entretien accordé à la revue Marianne.

Au total, six canons à eau sont prévus, trois drones survoleront également le ciel parisien. De nouvelles « caméras tactiques » ont été discrètement installées Place d’Italie, afin de remplacer les anciennes misent hors service lors des passages des Gilets jaunes.

Certains policiers sont équipés de caméras embarquées, qui transmettent en direct les images des éventements à la salle de commandement afin d’identifier les casseurs. Un arrêté a également été rédigé interdisant la présence des Gilets jaunes dans le secteur des Champs-Elysées, du ministère de l’Intérieur, de l’Assemblée Nationale et de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Ce jeudi « noir » s’annonce très tendu.


Une police malmenée ?

De nombreux policiers sont en arrêt maladie pour cette journée de grève nationale dénonçant ainsi la dégradation de leurs conditions de travail. Mais voilà, d’après Actu17 : « Les fonctionnaires en arrêt de travail ont appris qu’ils étaient tous convoqués chez le médecin contrôleur qui va étudier leur situation. ». Si leurs arrêts maladie sont déclarés fictifs et qu’ils ne reprennent pas le travail, ils seront sanctionnés.

Le 1er décembre 2018 avait marqué les esprits, le 5 décembre 2019 s’apprête peut-être à faire de même. Les équipes du Média Pour Tous sont actuellement sur place…

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Gadgetarius
7 mois il y a

Y a-t-il un direct de prévu sur le sujet?