Sécurité ou budget, il faut choisir !

Nous apprenons dans un article de La Tribune que depuis un an, le GIGN ne peut plus s’entraîner normalement en raison de problèmes budgétaires.

Le GIGN est une unité d’élite de la gendarmerie assurant la sécurité des Français lors d’événements à très hauts risques comme par exemple lorsque des attentats sont commis. Un de leur fait d’armes les plus connus est leur intervention lors de la prise d’otage du vol Air France 8969 à l’aéroport à Marignane en 1994. Ces interventions demandent un entrainement très rigoureux, très précis, ne laissant aucune place à l’aléatoire tant du point de vue des hommes que de leur matériel. Des vies sont en jeu à chaque intervention. Par conséquent, ces entraînements répétés tout au long de l’année sont coûteux. Et cela, chacun peut le comprendre et l’accepter. Tout le monde sauf l’Etat macronien à la solde de Bruxelles.

Même si la vie des Français est en jeu, il faut quand même faire des économies dans ce domaine et que les forces de gendarmerie (et de police pour le RAID) se serrent la ceinture, fasse avec les moyens du bord. La machine infernale de la restriction budgétaire n’a aucune limite : vie en jeu ou pas, il faut que tout coûte moins cher. C’est qu’il faut impérativement payer la Sainte Dette et faire plaisir à la Commission Européenne en respectant coûte que coûte la Règle d’Or ! Dans un pays où les hôpitaux et les pompiers sont sommés de faire des économies, tout est possible et on ne s’étonnera pas que le GIGN n’ait plus les moyens de s’entraîner correctement.

En effet, nous apprenons que le GIGN est endetté à hauteur de 500.000 euros auprès du Groupe interarmées d’hélicoptères, un organisme qui dépend du ministère des Armées. Conséquence directe : ce dernier ne fournit plus les hélicoptères nécessaires aux entraînements de descente à la corde lisse. Un problème lorsque l’on sait qu’il s’agit du véhicule de transport privilégié du GIGN dans la plupart de ses missions.

L’ancien patron de la gendarmerie, le général Richard Lizurey, explique :

« Nous sommes en train de perdre la capacité de descente en corde lisse (…) car il faut un entraînement récurrent. Cela représente une dépense de 500.000 euros et nous nous heurtons à une limite budgétaire. »

Florence Parly, la ministre des Armées, a confirmé que le GIGN devait de l’argent au ministère de la Défense : “En ce qui concerne les hélicoptères utilisés au profit de la Gendarmerie, le règlement de certaines sommes dues par le ministère de l’Intérieur est attendu, et nous sommes en discussion avec la place Beauvau sur ce point. Une chose est certaine, c’est que lorsqu’il y a des dettes, celles-ci doivent être apurées, comme le veut l’adage selon lequel les bons comptes font les bons amis – or les gendarmes sont nos amis…”, a t-elle détaillé devant l’Assemblée nationale.

Donc au moment où le risque terroriste en France est au plus haut, le ministère des armées fait des comptes d’apothicaire et, pour cette raison, remet en cause la capacité de projection et d’intervention du GIGN. Et si ce groupe d’élite est atteint par cette pression budgétaire constante, imaginez le reste des forces de l’ordre ! Par contre, le samedi sur les Champs, c’est open bar en matériel et en hommes contre les Gilets Jaunes. On voit bien quelles sont les priorités du gouvernement.

Ça a le mérite d’être clair.

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André SCANGANom Auteurs de commentaires récents
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500.000€ est-ce une somme aussi importante comparé aux 10 milliards que nous coûte l’U.E ?…bref couiner pour 500.000 balles, même pas 1% de ce que l’état s’empiffre, président, ministres, députées…bref des queues de cerises…mais on les a pas. Triste fin de vie pour la France.

André SCANGA
Invité
André SCANGA

C’est exactement ce que je pense, et je ne suis pas isolé pour le dire en France …………… – / – Les Retraité(e)s en Colère – / – Marseille – / –

André SCANGA
Invité
André SCANGA

L’Etat français suit les directives européennes pour réduire ” la dette “, mais les services de l’Etat ne sont plus au service de la population. Par contre, le budget de la Présidence, du Sénat et autres institutions officielles a tendance à augmenter, d’après certaines informations. Nous avons comme le sentiment bien ancré qu’il faut remettre de l’ordre dans le fonctionnement et les finances de l’Etat, aussi revoir notre appartenance à l’Europe. C’est une cacophonie générale, on ne s’entend plus parler, on ne se voit pas agir correctement, au bénéfice bien compris de toutes et tous.

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