Couverture vaccinale : des chercheurs du MIT inventent le carnet de vaccination sous-cutané

On n’arrête pas le progrès ! Des ingénieurs du MIT ont inventés des nanoparticules émettrices de lumière, injectables sous la peau ! Ces petites lumières fluorescentes resteront invisibles à l’œil nu, mais seront détectables d’un smartphone.

Pourquoi un tel projet ? Ce carnet de vaccination, digne d’un film de science-fiction, servirait de preuve de vaccination dans les pays en développement afin d’éviter de s’appuyer sur les carnets papiers, falsifiables ou incomplets, les dossiers électroniques n’existants pas.

D’après la revue américaine Science Translational Medicine, ce nouveau système a été testé uniquement sur des rats, mais les chercheurs, financés par la fondation Bill et Melinda Gates, espèrent les tester sur des humains en Afrique dans les deux prochaines années, confie à l’AFP la co-autrice Ana Jaklenec, ingénieure biomédicale du MIT. Les chercheurs assurent que les composants sont inoffensifs pour l’organisme. Les nanoparticules s’injectent par un patch de microaiguilles de 1,5 millimètre de longueur pendant deux minutes. Une fois se laps de temps écoulé, les microaiguilles se dissolvent et laissent sous la peau ces petits points qui se répartissent en forme de cercle, ou de croix. Ces derniers sont excités par une partie du spectre lumineux, proche de l’infrarouge.

Crédit photo : Second Bay Studio

Afin de vérifier si le patient a bien été vacciné, un médecin pourra pointer sur la zone un smartphone modifié, qui laissera apparaitre la marque fluorescente sur l’écran. Le souhait des ingénieurs serait d’injecter le vaccin en même temps que ces nanoparticules. La fondation Gates souhaiterait que cet outil devienne officiel afin de supprimer l’équivalent papier. Ainsi, ils s’assureraient que tous les patients passeraient par leur technologie. Des enquêtes d’opinion sont actuellement menées au Kenya, au Malawi ainsi qu’au Bangladesh afin de déterminer si les populations sont prêtes à accepter ce nouveau procédé.

Et nous, serions-nous prêt à brader notre liberté au nom de notre « sécurité » ? Car peut-être qu’un jour nos dirigeants seront tentés par le déploiement de ces technologies bien pratiques mais qui posent un certain nombre de problèmes éthiques. Comme l’explique Robert Langer, professeur de l’Institut David H. Koch au MIT : « Il est possible qu’un jour cette approche « invisible » crée de nouvelles possibilités de stockage de données ». C’est bien ce qui nous effraie. 

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