Coronavirus : Raoult s’inquiète d’une mutation et d’un virus plus « dangereux »

Ce mardi 6 octobre, le professeur Didier Raoult s’est inquiété sur CNEWS d’une nouvelle variante du coronavirus, qui serait, selon lui, « moins bénigne que la précédente ».

Une nouvelle mutation ?

Interrogé par Laurence Ferrari lors de la matinale de CNEWS, le directeur de l’IHU Méditerranée Infection Didier Raoult s’est montré plus pessimiste que lors de ses précédentes apparitions médiatiques. « On était sur la pente d’une petite diminution, et là il y a une petite ré-augmentation », a-t-il estimé. Pour l’infectiologue marseillais, il serait possible qu’il existe des « mini-épidémies avec plusieurs variants différents […] et on a l’impression que ces variants n’ont pas la même sévérité ». Alors que le premier variant « qui circulait en juillet-août donnait […] une sévérité moindre : moins d’hospitalisations, moins de réanimations, moins de morts », il se pourrait que le variant actuel, c’est-à-dire le « variant 4 », soit effectivement plus « dangereux ».

Le cas « variant 4 »

« Et là on a un nouveau variant dont les données préliminaires – on a analysé pour l’instant 70 cas –, semblent montrer qu’il est différent dans les manifestations cliniques du variant 1 qui paraissait vraiment banal », a estimé le professeur Raoult. Questionné sur la dangerosité de ce nouveau variant, l’infectiologue a répondu par l’affirmative tout en nuançant ses propos : « je suis plus prudent que ça : les éléments qu’on a nous font penser qu’il n’est pas aussi banal ni bénin que ce que nous avons eu en juillet-août ».

Tests et gestes barrières

Interrogé sur la fiabilité des tests antigéniques, l’infectiologue a estimé que seulement « entre 70 et 75% des gens positifs » sont détectés par ces derniers, car le fait de « trouver moins [de personnes positives], d’en laisser passer » équivaut à ce qu’il n’y ait « pas de moyen de les rattraper ». Quant aux gestes barrières, le professeur Raoult estime que le virus se transmet de manière « essentiellement manuportée », tandis que « le risque d’expositions aéroportée est relativement faible ». Ainsi, « la diminution des contacts manuels […] joue un rôle très important », a souligné le professeur, avouant également se passer « les mains 20 à 30 fois par jour à l’alcool », permettant d’éliminer « les virus assez facilement ».

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