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Les insurrections françaises de 1947 et 2019, de Jules Moch à Christophe Castaner…

Début 1947, la France a fini d’hésiter entre Truman et Staline, les USA et l’URSS, le capitalisme et le communisme : elle accepte « l’aide » américaine (le plan Marshall) qui va venir par bateaux, entre autres ports, jusqu’à Marseille. Marseille qui deviendra alors un point névralgique pour la CIA, d’où sa protection de la pègre locale qui travaillera contre les dockers communistes, un communisme synonyme de grève, donc de lutte contre l’Amérique.

La politique dans la France de 1947 est agitée de courants très violents. Les grandes grèves qui se préparent ne sont pas seulement la volonté des dirigeants du PCF, un parti qui pèse 30% de l’électorat (contre 40% pour le RPF, le parti de De Gaulle), mais aussi l’effet d’un ras-le-bol général, pour ne pas dire d’une souffrance sociale aiguë : deux ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, trois ans après la libération de Paris, les tickets de rationnement sont toujours en cours, la production n’a pas atteint son niveau de 1929, l’entente PCF-RPF au sommet ne se concrétise pas par une paix sociale à la base.

 

La base déborde les états-majors politiques et syndicaux, les travailleurs défilent, la production de charbon s’arrête (et l’hiver 1947 est froid, très froid), et les mères commencent à descendre dans la rue. Pour n’importe quel pouvoir, c’est le début de la fin : quand les mères ouvrent leur gueule, toute répression est paralysée. Qui va donner l’ordre de matraquer ou de tirer sur les Françaises qui sont là pour défendre leur progéniture ? Un régime qui s’oppose aux mères est virtuellement mort.

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner ne s’est pas posé cette question morale et a laissé ses troupes du maintien de l’ordre tirer indifféremment sur les femmes, les hommes et les vieux à coups de balles de défense et de grenades de désencerclement. Le bilan approche les 2000 blessés graves. Le ministre rétorque qu’autant de policiers et gendarmes ont été blessés. Mais eux n’ont pas eu à subir les tirs de LBD et les lancers de grenades.

La situation de 1947 était pré-insurrectionnelle. Celle de 2019 l’est aussi : un sondage IFOP commandé par le site Atlantico donne des sueurs froides à ceux qui pensent avoir gagné la bataille sociale à coups de canons à eau, de flash-balls et de matraquages. 40% des Français interrogés estiment que pour « pour vraiment changer la situation dans le pays, il faudrait une révolution ». Pour l’analyste de l’institut de sondage David Nguyen, « c’est un chiffre absolument spectaculaire ». Ceux qui pensaient au vu des chiffres de la mobilisation le long des 18 samedis que le mouvement des Gilets jaunes était en train de s’éteindre à petit feu en seront pour leurs frais. Si la contestation de rue a tendance à refluer, la contestation est entrée dans les têtes et s’est engrammée. Elle est devenue un fait politique majeur.

 

La première chose à dire est qu’il s’agit d’un chiffre absolument spectaculaire. Quatre Français sur dix considèrent qu’une révolution serait une bonne solution : même si nous ne savons pas exactement ce qu’ils mettent derrière ce mot, c’est la marque d’une radicalité très présente au sein de la société. Ce qui nous permet de dire que cela est un taux important c’est que ce chiffre est beaucoup plus élevé que dans tous les autres pays européens que nous avons testés. On observe 39% de révolutionnaires potentiels en France contre 20% en Allemagne, 14% en Autriche, 13% en Espagne, 28% en Italie et 14% parmi les Polonais. Dans ces pays, l’attachement à une logique réformiste est plus élevé qu’en France et la propension à la révolution plus faible. Même si le réformisme reste dominant dans notre pays avec 50% des français qui ne veulent pas en passer par une révolution mais plutôt par des réformes, ce résultat indique un désir de changement particulièrement intense.

Le pari macronien est perdu : la moitié de l’opinion (54%) soutient toujours le mouvement des Gilets jaunes car derrière les violences, dramatisées par la presse et autorisées par un laisser-faire du camp élyséen quand elles ne sont pas directement provoquées de l’Intérieur, la question sociale posée par les Gilets jaunes n’a toujours pas obtenu de réponse. Le « grand débat » de Macron, qui s’est pris pour une rock star devant un public trié sur le volet, dans lequel les Gilets jaunes n’étaient pas les bienvenus, n’a rien résolu, au contraire. Il a attisé le ressentiment à l’égard d’un pouvoir qui joue contre le peuple. Et ce ne sont pas les 10 milliards promis qui vont changer la donne, c’est-à-dire freiner ou inverser la tendance vers la libéralisation en marche (forcée) du pays. Les Gilets jaunes crient « stop », le gouvernement dit « encore ». Pendant ce temps, les privatisations qui anéantissent la souveraineté nationale se poursuivent à un rythme d’enfer. Après les autoroutes, les aéroports. Le PDG de Vinci dénonce le « Vinci bashing » mais c’est bien son groupe qui va profiter de ce gros morceau de service public. Le Monde offre une tribune à celui qui cristallise bien des critiques :

Comme toujours en France, la privatisation d’une entreprise détenue majoritairement par l’Etat suscite controverse, polémique et fantasmagorie. Je ne me prononcerai pas ici sur le débat démocratique en cours, chacun défendant légitimement ses convictions sur les dispositions devant permettre à cette entreprise d’améliorer la qualité de ses services aux territoires, aux usagers et aux compagnies aériennes, ou encore d’accélérer son développement international. En revanche, je veux dénoncer fermement le « Vinci bashing » violemment agité par les opposants au projet, essentiellement à partir de contre-vérités et d’idées fausses.

Si l’on écoute Xavier Huillard, son groupe est un grand producteur de « social » :

En vérité, Vinci sert de victime expiatoire, et cette diabolisation fait injure aux 210 000 collaborateurs qui oeuvrent tous les jours en faveur d’une société plus inclusive et portent dans plus de 100 pays le drapeau et les valeurs de la France. Peu de gens le savent, mais Vinci est aujourd’hui l’un des plus gros contributeurs français au budget de l’Etat et des collectivités territoriales avec plus de 9 milliards d’euros reversés chaque année sous forme de taxes, charges et impôts. Vinci emploie en France environ 100 000 collaborateurs et en a recruté près de 11 000 l’an passé en contrat durable. Ce sont 4 000 personnes en insertion que nous avons accompagnées en 2018, afin de faciliter leur retour vers l’emploi.

Ainsi se termine son droit de réponse aux Français, à la gauche mélenchonniste et aux Gilets jaunes, qui ne sont pas cités dans l’article mais visés :

Aujourd’hui, personne ne connaît les modalités d’une éventuelle privatisation d’Aéroports de Paris. Quoi qu’il arrive, Vinci, groupe français leader dans son secteur d’activité, continuera à développer ses activités dans le monde, et à promouvoir le rayonnement de la France, tout en contribuant à l’économie nationale. En tout état de cause, le « Vinci bashing » ne sert nullement les intérêts de la France. La privatisation d’ADP et le débat démocratique qui l’accompagne méritent beaucoup mieux.

La logique multi-nationale ou nationale-multi du PDG de Vinci tient lieu de défense. Pourtant, l’enrichissement de son groupe se fait en partie sur l’appauvrissement de l’Etat qui se débarrasse des services publics auxquels les Français tiennent tant. Et la logique d’une multinationale, fût-elle française, n’est pas la logique nationale. Un monstre économique ne peut ignorer les conséquences politiques de sa voracité. Le sondage de l’IFOP montre que le populisme, ou la résistance à la dérégulation libérale, peut se changer en radicalisme, voire en révolution.

Les électorats majoritairement révolutionnaires se trouvent du côté de la France insoumise que du Rassemblement national : 57% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon de 2017 et 66% des électeurs de Marine Le Pen 2017 pensent qu’il faut passer par une révolution pour changer les choses en France…

Les électorats de ces deux formations, qui n’ont jamais été au pouvoir, considèrent qu’il n’y a pas d’issue dans le cadre institutionnel actuel. A ce stade on ne sait donc pas si une alternance régulière avec Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen serait suffisante aux yeux de ces électorats, ou s’il faudrait aller plus loin en mettant à bas les institutions actuelles.

Cet espoir révolutionnaire partagé entre les deux partis dits extrêmes croise la sociologie des Gilets jaunes. En effet, le révolutionnaire français type actuel a entre 25 et 34 ans (45% privilégient la révolution sur les réformes), appartient aux catégories populaires (50%) sans être forcément chômeur (34%), est titulaire d’un CAP ou d’un BEP (50%), habite une ville de province (41%) et se sent pauvre (69%). Ces Français en particulier et les Français en général ressentent de la colère, du dégoût et de la déception face à un pouvoir qui les a bernés. N’est-ce pas le candidat Emmanuel Macron qui a fait croire avec son livre Révolution à un changement qui ne viendra jamais pour le petit peuple, accélérant au contraire les réformes libérales qui vont dans le sens du profit des multinationales et des banques ? D’où le Vinci et le banque bashing que l’on a vu lors des destructions de péages et de banques, aux moments les plus vifs des Actes.

Le politologue Christophe Boutin, appelé par Atlantico pour analyser ces résultats assez effarants pour l’oligarchie, souligne que la colère ne vient pas que des classes populaires.

Déception » (38% des sondés), « colère » (32%) et « dégoût » (28%) sont en effet les trois items qui, dans cet ordre, arrivent en tête en France. À noter que la « déception » est en tête dans l’esprit de tous les citoyens pays sondés…

On est parfois surpris par contre par la ventilation de ces items entre les différentes catégories de Français. Socialement, ce sont par exemple les 35/49 ans, et ceux qui ont fait des études supérieures (ces derniers n’ayant d’ailleurs guère « d’espoir »), qui sont le plus « déçus ». Et si les 25/34 ans sont en « colère », les 50/64 ans le sont tout autant, et l’on trouve côte à côte dans ce péché capital les CPA/BEP comme les Bac+2…

Cette généralisation du ressentiment s’explique : en ne travaillant que pour les 1% des plus riches, ou des « ultra-riches » selon Monique Pinçon-Charlot, le président de la République ne pouvait que décevoir l’immense majorité des Français.

 

Une autre statistique tirée du sondage vient confirmer cette coupure entre l’élite et le peuple, peuple recouvrant toutes les classes, de l’inférieure à la supérieure en passant par la moyenne : 80% des sondés estiment l’opposition entre le peuple et les élites forte ou très forte. L’analyste de l’IFOP David Nguyen y voit le signe d’une « France au bord de l’implosion » !

 
 

En prenant le parti de la répression contre l’écoute ou contre la réforme de la réforme, sans même parler d’une politique véritablement sociale, le gouvernement libéral et l’élite du pays ont fait sécession contre le peuple, illustration parfaite et dangereuse des ouvrages de Jérôme Fourquet sur « l’archipel français » – ces bulles où l’élite vit en vase clos – et de Christophe Guilluy sur « la France périphérique ».

 

Le politologue Christophe Boutin développe pour Atlantico ce fait sociologique majeur :

Le terme d’élite est fort mal choisi, car il s’agit en fait, dans l’esprit des sondés, d’oligarchies, c’est à dire justement de fausses élites, d’élites dirigeantes sans véritable légitimité. De vraies élites, il y en aura en effet toujours, dans tous les domaines, dans tous les milieux, élites politique ou ouvrière, artisanale ou paysanne, militaire ou intellectuelle – et sans que ces termes ne soient aucunement exclusifs les uns des autres. Ce à quoi nous assistons, c’est à la fermeture sur elle-même d’une caste oligarchique, interdisant justement la « circulation des élites », la « méritocratie républicaine », « l’ascenseur social », autant de termes qui recouvrent une simple et même chose, l’application de l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 selon lequel : « Tous les citoyens (…) sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents ». Il n’y a donc pas de rupture entre le peuple et l’élite, mais seulement une rupture entre le peuple et l’oligarchie.

Le dernier tableau de l’étude est un réquisitoire muet mais violent contre la politique oligarchique. En voyant la liste des défaites du peuple, on ne se demande pas pourquoi le peuple se soulève aujourd’hui, mais pourquoi il ne s’est pas soulevé plus tôt ou plus souvent.

 
 

La conclusion de Christophe Boutin, que nous publions in extenso, est en soi révolutionnaire, à plus forte raison sur Atlantico, site ouvertement libéral, et donc ni très national ni très social…

Au regard de la hiérarchie des priorités des Français, ne pourrait-on pas voir un “manque” dans l’offre politique française, respectant les attentes de la population ? Quelle serait-elle ?

Ces priorités révèlent un double besoin. Le premier est un besoin de protection, sociale d’abord – augmentation du pouvoir d’achat, diminution de la fiscalité, lutte contre le chômage, garantie des retraites et de la protection de la santé –, physique ensuite – lute contre l’insécurité et le terrorisme, mais aussi protection de l’environnement. Le second est un besoin de cohésion sociale, au sein d’une même génération – lutte contre les inégalités sociales, contre la pauvreté, question des flux migratoires et des migrants, encadrement de la finance –, mais aussi intergénérationnelle – gestion de la dette publique, question de l’environnement.

Satisfaire ces priorités suppose de mener une politique à la fois nationale et sociale, une politique conservatrice au plein sens du terme, c’est-à-dire une politique de transmission qui s’inscrive dans la durée, dans l’histoire, et une politique de souveraineté et de décision – le contraire en fait de ce que peut être la gouvernance progressiste. Une politique de réconciliation française, qui mêlerait, par exemple, les noms de René de La Tour du Pin ou de Philippe Seguin, et retrouverait l’élan du gaullisme. Les Français veulent reprendre leur destin en main, ils veulent être à nouveau cette communauté qui pourra perdurer dans son être et non se dissoudre au fil des reniements. Et devant le refus qui leur est signifié, ils sont, effectivement, en colère et pensent à la révolution…

« National », « social », « conservatrice », « souveraineté », « gaullisme »… autant de gros mots pour l’oligarchie actuelle et la politique dite progressiste de son représentant à l’Elysée. Cette oligarchie saura-t-elle évoluer pour ne pas disparaître, et là on ne parle plus politiquement mais physiquement ? Aura-t-elle l’intelligence de ne pas aller jusqu’au gouffre ?

En 1947, les conditions politiques sont différentes : au sortir de la guerre, c’est un gouvernement d’union nationale qui gère tant bien que mal les affaires du pays, et le traumatisme du conflit mondial a laissé des traces dans les esprits. On écoute le peuple, et le CNR (Conseil national de la résistance) a instauré une nouvelle morale politique qui trouvera sa pleine application dans les années 1960 avec l’envol économique du pays, il est vrai sous l’impulsion d’un Général visionnaire. L’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence en 2007 mettra un terme brutal ou plutôt entérinera la fin de ces années d’entente (plus ou moins facile) entre l’oligarchie et le peuple. Le macronisme n’est que la suite logique de cette rupture que le « socialiste » Français Hollande n’aura même pas freinée.

Pourtant, en 1947, la France a faim, elle a froid et le pays est au bord de la guerre civile. Sept Français sur dix critiquent le gouvernement Ramadier et un sondage de l’IFOP établit qu’une majorité de Français croit à une Troisième Guerre mondiale ! Le pouvoir d’achat est laminé par l’inflation, la ration de pain quotidien atteint péniblement les 200 grammes, Jules Moch, le ministre en charge des affaires économiques (et des transports) plaide pour une politique autoritaire… Les mineurs posent leur pioche, les CRS quadrillent les corons, les métallos débrayent, les corporations entrent en grève, les services publics enchaînent, le gouvernement Ramadier titube, on accuse les vichystes et les cagoulards, heureusement, début décembre, le PCF siffle la fin de l’insurrection. Il était moins une.

Tout est parti de la politique d’austérité du gouvernement Ramadier, surnommé « Ramadiète », décidée en janvier 1947 et fondée sur le gel des salaires et la baisse des prix. Mais dans un pays pas encore relevé de la guerre, c’est l’inverse qui se produit : sous l’effet de la spéculation, les prix explosent. La CGT obtient de la part du CNPF une hausse des salaires de 11%, mais le gouvernement s’y oppose (Le Monde du 20 juillet 1984). Les ministres communistes, au nombre de cinq, sont pris entre deux feux, entre la rue et le gouvernement. Ils finiront, à leur grande surprise, par être débarqués par Ramadier. Le Parti communiste, sous la pression de Moscou, pourra dès lors pleinement jouer son rôle d’opposant politique qui aiguillonne les avancées sociales (il faudra l’élection de François Mitterrand en 1981 pour revoir des ministres communistes dans un gouvernement). La grève des mineurs éclate quelques semaines après l’éviction des communistes, en novembre 1947, une grève qui sera écrasée par le socialiste Jules Moch, symbole de la trahison de classe pour la gauche, avec l’appui de l’armée.

Le 29 novembre, 30 000 grévistes, mineurs, cheminots ou ouvriers du textile, manifestent à Saint-Étienne. Armés de barres de fer, ils affrontent les Compagnies républicaines de sécurité (CRS) créées par décret le 8 décembre 1944 par le général de Gaulle et utilisées ensuite par le ministre de l’Intérieur, Jules Moch (SFIO), qui fait aussi appel à l’armée et au 11e régiment parachutiste de choc (bras armé du SDECE) pour briser les grèves. La mise en oeuvre de ces forces anti-émeutes visait à s’assurer de la loyauté des policiers en « délocalisant » le maintien de l’ordre (on fait appel à des policiers venus de tout le territoire national, et non plus seulement des localités concernées, pour réprimer les émeutes).
Dans le Nord, les militaires assurent néanmoins qu’ils n’interviendront qu’en cas de violence, s’abstenant si les mineurs se limitent à cesser le travail.
À Saint-Étienne, les manifestants prennent l’avantage. Ils montent sur trois automitrailleuses militaires – les officiers ont refusé de faire tirer sur eux –, subtilisent les armes des soldats (elles seront rendues discrètement après-coup) et obligent les gendarmes à évacuer la gare. On compte 100 blessés. (Wikipédia)

Le 20 mars 2019, le gouvernement Philippe décide de faire appel à l’armée via sa composante Sentinelle pour s’assurer du maintien de l’ordre dans la capitale, théâtre de violences lors de l’Acte 18, et devant les édifices publics.

Christophe Castaner, issu du Parti socialiste, sera-t-il le Jules Moch d’aujourd’hui ?

Victor Mara

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