PLÉBISCITE Le président et fondateur de l’Union populaire républicaine fait face à une fronde de certains cadres de son parti depuis qu’a été ouverte une enquête pour « harcèlement sexuel » et « agression sexuelle » à son encontre.
Le président de l’Union populaire républicaine François Asselineau a été réélu samedi haut la main à la tête du parti souverainiste, lors d’un congrès virtuel convoqué après des accusations et une enquête pour « harcèlement sexuel » et « agression sexuelle ».
La liste du chef de l’UPR, ancien candidat à la présidentielle – 0,92 % des voix en 2017 – et partisan d’une sortie de la France de l’Union européenne et de l’Otan (Frexit), a obtenu la majorité absolue avec 77,7 % des voix exprimées, selon les résultats du scrutin publiés par le parti sur son site.
Une fronde inédite
Le fondateur de l’UPR en 2007 affrontait pour la première fois deux adversaires, dont le chef de file d’opposants Philippe Conte qui réclamait son départ en raison des accusations visant M. Asselineau, et a récolté 17,3 % des voix. Une troisième liste a obtenu 5 %. « La démocratie a parlé », s’est réjoui auprès de l’AFP M. Asselineau, qui aurait préféré que « les débats sur la stratégie du mouvement aient lieu de façon rationnelle et non agressive ».
Il s’est dit par ailleurs « très confiant » sur la suite de la procédure judiciaire le concernant. Philippe Conte a annoncé à l’AFP qu’il allait démissionner du parti ainsi que de « nombreux cadres » désireux, selon lui, de rejoindre la mouvance autour de la revue « Front populaire » de l’essayiste Michel Onfray.