Dans cette deuxième partie de mon reportage à Ceuta, je me rends au lendemain de mon arrivée sur la frontière sud de l’enclave espagnole, face au Maroc, là où des milliers de migrants ont franchi la frontière lors de la crise migratoire.
Sur place, je découvre les traces encore visibles des traversées : gilets et bouées de sauvetage, couvertures de survie abandonnées sur la plage, tandis que les forces espagnoles continuent de surveiller la zone.
En l’espace d’environ une heure, j’assiste à la reconduite vers le Maroc d’une trentaine de personnes par les militaires espagnols. Les opérations se déroulent sans violence, mais avec fermeté. Certains tentent de négocier pour rester à Ceuta ; d’autres pleurent au moment de devoir retourner au Maroc.
Je rencontre également plusieurs Marocains arrivés à Ceuta, qui racontent leur peur d’être arrêtés par la police et leur espoir de pouvoir rester en Europe pour y construire une vie meilleure.
Je donne aussi la parole aux habitants de Ceuta, dont certains vivent très mal cet afflux migratoire et dénoncent une situation qu’ils considèrent comme incontrôlable.
Enfin, je rencontre un militant identitaire franco-espagnol, Raphaël Ayma, venu sur place pour observer la situation et s’opposer à ce qu’il qualifie d’« invasion migratoire ». Il m’explique sa lecture des événements et les raisons de sa présence à Ceuta.
Un reportage tourné directement sur le terrain, à la frontière entre l’Espagne et le Maroc, pour comprendre ce qui s’est réellement passé à Ceuta au-delà des images qui ont circulé sur les réseaux sociaux.
📍 Ceuta – frontière Maroc / Espagne
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