Télétravail et garde d’enfants : le gouvernement se fout de nous !

Alors que de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer l’incompatibilité du télétravail et de la garde d’enfants, le gouvernement propose une nouvelle mesure cosmétique, qui ne sera appliquée qu’au bon vouloir des patrons.

Les dernières annonces de Macron ont tout d’une mascarade. Refusant tout bilan critique sur son absence de stratégie, il s’est contenté d’annoncer la fermeture des établissements scolaires une semaine avant les vacances de Pâques. Trois semaines pour réduire les contacts entre les enfants, et aucune annonce concernant les revendications pourtant vitales portées par les enseignants et les soignants : un investissement massif dans l’éducation et la santé, plus de personnels et de lits, des vaccins pour tous !

Des annonces qui constituent donc un véritable mépris pour ces travailleurs qui multiplient les droits de retrait pour alerter sur la situation dans lesquels ils sont. Et un véritable casse-tête pour les parents qui ont à charge des enfants en bas âge mais que le gouvernement et le patronat préfèrent voir télé-travailler plutôt que de proposer une solution pérenne.

Des annonces made in MEDEF

Des annonces dans la continuité du confinement « made in MEDEF » imposé par le gouvernement depuis des mois, qui restreint drastiquement toute possibilité de vie sociale, mais a maintenu tant que possible les écoles ouvertes pour que leurs parents continuent à aller travailler, sans se soucier du taux de contamination impossible à endiguer dans les établissements scolaires et les transports en commun.

En effet, selon le gouvernement les travailleurs ne pouvant travailler depuis leur domicile mais ayant des enfants de moins de 16 ans ou handicapés à charge pourront bénéficier du chômage partiel (qui, rappelons-le, correspond seulement à 84% du salaire net). Mais cette mesure ne s’applique pas automatiquement aux parents en télétravail, situation sur laquelle Macron n’a absolument pas communiqué lors de son allocution, et qui a rapidement été dénoncée dans les médias et sur les réseaux sociaux.

Un mépris lamentable

Ainsi, sur le plateau de BFMTV ce jeudi, on pouvait entendre le député de la majorité Bruno Questel se prendre les pieds dans le tapis quand le journaliste lui demande s’il trouve normal qu’un parent seul qui télétravaille doive prendre en charge son enfant sans indemnisation : « Mais il télétravaille, donc il est rémunéré », répond Bruno Questel avec un mépris inégalable. La polémique a pris une telle ampleur que le gouvernement a rapidement dû annoncer des mesures supplémentaires pour les parents travaillant à domicile, notamment via un tweet d’Élisabeth Borne, ministre du Travail.

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