Le gouvernement français tente de «restreindre la liberté d’expression», déclare dans son article d’opinion pour The Hill un professeur de droit à l’Université George Washington. Selon lui, les États-Unis et d’autres pays peuvent aussi en subir les conséquences.
Dans son article publié dans The Hill le 7 juillet, Jonathan Turley, professeur de droit à l’Université George Washington, s’en est pris aux autorités françaises pour leur politique en matière de liberté d’expression.
«La triste ironie est de voir la France prendre la tête des pays visant à restreindre la liberté d’expression. Autrefois bastion de la liberté, la France est aujourd’hui devenue l’une des plus grandes menaces mondiales pour la liberté d’expression», indique-t-il.
Selon lui, avec une nouvelle législation, le Président français veut «imposer unilatéralement le contrôle de la parole sur Internet».
Il cite notamment le projet de loi Avia contre la haine sur la Toile, en discussion à l’Assemblée nationale. Les députés ont adopté le 4 juillet l’article 1 de ce texte proposé par la députée LREM Laetitia Avia, lequel oblige les réseaux sociaux à retirer en moins de 24 heures les «contenus haineux».
Effet de l’«exemption californienne»
Jonathan Turley estime que ces mesures prises en France peuvent avoir des répercussions sur les États-Unis.
«En ce qui concerne les contrôles de la liberté d’expression, les Européens savent qu’ils peuvent limiter [la liberté, ndlr] d’expression non seulement dans leurs pays, mais aussi aux États-Unis et ailleurs», a-t-il souligné.
Il s’agirait d’un effet similaire à l’«exemption californienne». La Californie est en effet le seul État américain à pouvoir fixer des normes plus strictes afin de limiter la pollution due aux voitures. Les constructeurs automobiles adaptent alors l’ensemble de leurs voitures à ces normes plus strictes plutôt que de produire des véhicules particuliers pour la Californie.
Par conséquent, M.Turley estime que les décisions des pays européens, dont la France, frappent «dans l’angle mort de la Constitution des États-Unis». Il rappelle que «le Premier amendement fait un excellent travail pour empêcher les actions du gouvernement contre la liberté d’expression».
Réactions en France
En commentant cet article, l’homme politique Yves Pozzo di Borgo s’est demandé s’il fallait que «ce soit les Américains» qui «fassent la leçon» à la France.
France has turned into one of the worldwide threats to free speech | TheHill
Faut-il que ce soit les américains qui nous fassent la lecon ????? https://t.co/ekU9zcjeLQ
— Yves Pozzo di Borgo (@YvesPDB) 7 juillet 2019
« La France de Macron » …. C’est comme l’expression « J’ai fait l’Afrique » (pour dire « je suis allé en Afrique ») qui atteste de la vanité, de l’orgueil, de la stupidité ou de la mythomanie de ceux/celles qui le disent, bien sûr, sans réfléchir… « J’ai fait l’Espagne, j’ai fait l’Autriche » … mdr … Et tu as fait la Terre aussi ?!!!
« La France de Macron » ! Comme si c’était lui qui avait créé ce pays ! Alors, qu’au contraire, il le détruit … Je dirais plus volontiers « la France SOUS Macron », cette France qu’il piétine allègrement …