Coronavirus : une PME sur deux craint la faillite

La crise du coronavirus va laisser de lourdes traces dans l’économie mondiale. En France, 55% des dirigeants de PME craignent d’ailleurs la faillite.

D’après une enquête menée par la confédération des PME auprès de 3416 dirigeants d’entreprises, les petits patrons français se font beaucoup de soucis pour l’avenir de leur business ; 55% d’entre eux craignent ainsi la faillite. Rappelons par ailleurs que 65% des entreprises françaises ont fermé durant le confinement ; un manque à gagner qui pourrait faire mal, d’autant plus avec les mesures insuffisantes du gouvernement.

Des chiffres d’affaires en chute libre

Pour 92% des entrepreneurs interrogés, le chiffre d’affaires du mois de mars a beaucoup baissé. Pire pour 60% d’entre eux, ils ont même perdu plus de la moitié de leurs revenus habituels. Seuls 8% d’entre eux ont réussi à maintenir leur barque à l’équilibre. De quoi annoncer de nombreuses faillites dès ce mois d’avril.

Un tiers des entreprises n’a pas plus d’un mois de réserve

Les sondés indiquent à 36% ne pas disposer d’une trésorerie suffisante pour tenir plus d’un mois sans revenu. 39% d’entre eux indiquent par ailleurs subir des retards de paiements. Or le confinement lui, d’ici le 11 mai, aura duré près de deux mois ; il se poursuivra même plus longtemps pour certaines entreprises.

Les salariés premières victimes ?

Alors que 8.7 millions de Français se sont retrouvés au chômage partiel, on est en droit de s’interroger sur les effets de la crise après le confinement. Il parait évident que beaucoup d’entreprises ne pourront pas poursuivre leurs activités et devront renvoyer des employés. Nul doute même que les multinationales n’hésiteront pas à se servir de la crise comme prétexte pour licencier et préserver les revenus de leurs actionnaires. 41% des patrons interrogés ont également pris la décision d’imposer la prise de congés payés pendant le confinement. Le gouvernement a, lui aussi, mis en place des mesures anti-sociales, comme le travail à 60H par semaine, au prétexte de rembourser une dette artificielle qu’il a lui-même créé.

Plus d’un tiers des bars et des clubs pourraient fermer définitivement

Les bars et les clubs pourraient être les grandes victimes de la crise. Beaucoup d’entre eux traversaient déjà des périodes compliquées et le coronavirus risque de les achever définitivement. L’épée de Damoclès de la faillite est d’autant plus lourde que, pour ce genre de commerces, comme pour les restaurants, le confinement va durer au-delà du 11 mai. Un drame pour de nombreuses zones rurales, où le bistrot à la française reste parfois le dernier lieu de vie du village.

Les auto entrepreneurs peuvent-ils survivre ?

Souvent oubliés, les auto entrepreneurs subissent eux aussi la crise de plein fouet. En temps normal, ces indépendants sont déjà fortement assujettis à la précarité : près de 41% d’entre eux gagnent moins de 500€ par mois. Dans cette situation exceptionnelle, trouver des clients pourra s’avérer encore plus difficile. D’autant que bon nombre d’entre eux doivent faire face à des charges fixes, n’ont pas le droit au chômage et ne disposent d’aucune trésorerie de secours. Pour eux, comme pour tous les travailleurs, il faudra sans doute s’unir face au gouvernement pour obtenir de quoi vivre dignement.

Appel à témoins

Dans le cadre de sa nouvelle émission La Parole au Peuple, Le Média pour Tous recherche des commerçants, indépendants, patrons, auto entrepreneurs, et salariés prêts à témoigner sur les conséquences économiques du coronavirus sur leur travail. Si vous êtes intéressés, merci de nous contacter par courriel à l’adresse suivante : [email protected]

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