Lunaire : en pleine crise de la mondialisation, l’UE négocie un traité de libre-échange avec l’Inde

Au mépris des conséquences de la mondialisation, notamment à l’origine de la pandémie, l’Union Européenne négocie en ce moment même un traité de libre-échange avec l’Inde. 

Emmanuel Macron et ses clones ultra-libéraux de Bruxelles ont beau répéter qu’ils ont compris l’intérêt du souverainisme et qu’ils vont relocaliser notre production, on s’aperçoit toujours très vite de la supercherie. Alors que le monde entier subit l’effet de cette mondialisation effrénée, l’Union Européenne n’a, en effet, rien trouvé de mieux à faire que négocier un nouveau traité de libre-échange, cette fois-ci avec l’Inde.

Ils n’en ont jamais assez

Difficile de se défaire d’un dogme lorsqu’il vous imprègne jusqu’au tréfond de votre âme. Et pour les ultra-libéraux le problème de la libre-circulation des marchandises n’en est toujours pas un. Peu importe, les effets pervers de ce fonctionnement, l’important restera toujours d’engraisser chaque jour un peu plus les puissants.

Le libre-échange nous conduit à notre perte

Pourtant, sur tous les plans le libre-échange nous conduit irrémédiablement à notre perte. C’est d’ailleurs lui-même qui a propagé la pandémie de covid-19 à travers le monde. C’est lui également qui encourage le modèle de dévastation de la nature, probablement à l’origine du virus, mais aussi du réchauffement climatique et de la destruction des écosystèmes.

Un besoin de souveraineté

C’est encore le libre-échange qui favorise la délocalisation de nos industries vers des pays pauvres pour mieux exploiter une main d’œuvre bon marché et qui n’a parfois même pas encore atteint la majorité. Au-delà du côté éthique, la France a aussi besoin d’outils essentiels de production sur son propre sol. Elle ne peut dépendre d’une puissance étrangère lorsqu’il s’agit de produire des médicaments, des masques, de la nourriture, ou d’autres produits de première nécessité. Ces traités plongent de même, dans la misère les producteurs français qui sont mis en concurrence avec des pays où les normes sociales et économiques sont bien inférieures aux nôtres.

Encore un bon doigt d’honneur à la planète

La circulation à outrance des marchandises relève également d’une aberration écologique à l’heure où la crise environnementale se fait de plus en plus prégnante. D’autant plus que la France n’a aucun moyen de contrôler les normes de production à l’étranger, ce qui représente aussi un danger sanitaire en ce qui concerne notamment les marchandises alimentaires. Un grand pays comme la France pourrait pourtant parfaitement subvenir à ses propres besoins en nourriture. Avec ce genre de décision, le pays s’en éloigne de plus en plus.

À quand une consultation citoyenne ?

Ces négociations posent aussi évidemment un gros problème démocratique. Quels citoyens en Europe ont été consulté pour la signature de ce traité ? N’est-ce pas aux peuples eux-mêmes d’établir les règles qui les régissent ? Cette décision pose d’autant plus question que les dirigeants de l’Union Européenne n’ont été élus par personne et se permettent une nouvelle fois de décider à la place des nations…

Pour combien de temps encore ?

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